Traversée de la Baie le jour des Rameaux

En ce jour de la fête des Rameaux, tous les paroissiens de la paroisse Notre-Dame de la Baie qui le pouvaient se sont retrouvés avant de descendre ensemble vers la grève pour traverser la baie.

 

 TRAVERSER –

Vous, les jeunes, vous vous rappelez sans doute, avoir entendu de vos parents cette recommandation : « attention avant de traverser ! »

MAIS, « TRAVERSER » EST-IL SEULEMENT DANGEREUX

OU PEUT-IL  PROCURER  UN  « BIEN » ?

L’éclairage de la Bible par Catherine Chesnel

On va donc se demander quels sont les différents sens du verbe « traverser » :

  • en rapport avec le lieu       ou bien
  • en rapport avec le temps.

1° – avec le lieu :

  • Aller d’un bord à l’autre, d’une extrémité à l’autre d’un espace
  • Pénétrer d’un côté à l’autre

2° – avec le temps, la durée :

Traverser c’est vivre une période, une situation qui dure plus ou moins longtemps :

traverser une période difficile …qui peut être fugitive ou bien subsister dans le temps

 

Prenons des exemples tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament.

 

2 questions à travailler en même temps :

  • qu’ont-ils dû traverser ?
  • qu’en ont-ils appris ?

Une précision importante : dans la Bible, le mot « traversée » est lié le plus souvent au désert et à la mer, alors que les gens de la Bible n’aimaient ni la mer, ni le désert ! MAIS, la mer et le désert servent pourtant de cadre à tous les COMMENCEMENTS :

  • Commencement de l’humanité:

    dans le 1° récit de la Création dans le livre de la Genèse,  la vie devient possible à partir du moment où Dieu dompte les eaux, leur fixe une place et permet à la terre d’émerger.

  • Commencement du peuple d’Israël:

Avec MOÏSE, qu’on pourrait appeler le « champion des traversées » : en fuyant l’Egypte et entraînant son peuple, il a traversé la mer et  il a traversé le désert.

Il est écrit : le peuple a erré 40 ans au désert. (on retrouve la notion de temps et de durée)

40 : c’est un nombre symbolique ! Dans l’Ecriture, ce nombre est toujours en relation avec une période longue, difficile, mais qui permet de se rapprocher de Dieu.

C’est donc un temps de maturation, d’évolution, de transformation, d’expériences dont de véritables épreuves (faim, soif, serpents …), de rencontres, de prises de décisions, de solidarité (on marche ensemble, on souffre ou on se réjouit ensemble), temps d’espérance, de libération (ils sont partis avec un statut d’esclaves, ils entreront libres en terre Promise) : ils se constituent donc petit à petit en « PEUPLE ». Signe aussi de cette durée et de leurs transformations, la génération qui est partie d’Egypte ne sera pas celle qui va entrer en Terre Promise.

  • Jésus lui aussi va vivre une traversée :

    la traversée du désert. Il reste au désert 40 jours et 40 nuits. Le rapprochement avec l’Exode par le nombre symbolique 40 est bien clair.

Jésus a expérimenté ces tentations du pouvoir sur les choses, sur les hommes et sur Dieu.

Ce sont toujours nos tentations, Jésus y a résisté, nous pouvons aussi résister, mais sûrement pas seul : Dieu est là, nos frères aussi.

Pour conclure :

Le CARÊME qui dure 40 jours commémore ces différents temps de traversée.

Chaque épreuve a ceci de bon : les enseignements reçus à la suite de l’épreuve nous marquent de façon durable, voire définitive. Nous aussi, comme eux, nous avons faim et soif, mais pas seulement de pain et d’eau, mais d’amour, de justice, de générosité, d’amitié, de fraternité, de solidarité.

Notre traversée aujourd’hui est à la fois un lieu et un moment d’expérience, de formation, de rencontres, d’attente, d’espérance, de confiance, de sagesse, d’amour et peut-être de transformation.

Et comme l’a dit le prophète Osée (2,16) : « Dieu nous fait traverser la mer ou le désert pour parler à notre cœur. »

Mais dans les recommandations avant la traversée, à ne jamais oublier :

Nous ne traversons pas tout seul ; il y a Jésus et … les autres :

Nous ne sommes pas chrétiens tout seuls et un chrétien tout seul est un chrétien en danger.

Et maintenant, pour reprendre une parole de Jésus à ses disciples (Mc 4,35-41) :

«Passons sur l’autre rive ! » 

A partir du cimetière près de St Ilan, nous descendons alors vers les grèves accompagnés de la statue de Notre-Dame de la Baie.

Arrivés sur les grèves, nous nous engageons sur la traversée de la Baie vers Hillion.

 

    

Pause –  Prière au milieu de la traversée :

 

Seigneur Jésus, en ce jour, nous voici derrière Toi, nous avons quitté nos maisons pour Te suivre et T’acclamer, Te reconnaître comme notre Seigneur et notre Roi!  Pour te dire notre attachement et notre amour pour Toi.

Alors que nous passons sur l’autre rive, nous voulons abandonner derrière nous, notre tiédeur dans la foi, abandonner nos comportements mauvais qui nous enchaînent et nous empêchent d’être en cœur à cœur avec Toi, et Te rejoindre là où Tu nous attends.

NOUS DÉSIRONS MOURIR AU VIEIL HOMME

Nous voulons nous engager sur un chemin, difficile parfois, en nous laissant porter, recréer, transformer par la douceur de Ton Amour, avec une entière confiance.

NOUS DÉSIRONS RENAÎTRE À L’HOMME NOUVEAU

Tu vois chaque visage ici présent, tu chemines auprès de chacun, chacune sur ce sable. Ta main nous conduit, n’ayons pas peur de vivre cette montée vers Pâques, dans un élan de repentance afin que, DÉLIVRÉS, LAVÉS, PARDONNÉS, nous puissions  renaître et marcher avec Toi dans Ta Lumière.

 

Arrivés à la fontaine St Guimond, rinçage des pieds, collation pour reprendre des forces et se rendre près du cimetière d’Hillion pour la procession des Rameaux.

  

A partir du cimetière d’Hillion, la procession des Rameaux vers l’église St Jean-Baptiste

          

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